depuis Santa Cruz  posté le lundi 03 avril 2006 23:17

Dimanche 5 mars 2006

Le but de notre passage par Santa Cruz était de repartir pour la jungle, dans le Parque National Amborro. Etant un parc difficile d'accès, le temps commençant à nous être compté, la seule solution pour nous aurait été de passer par une agence mais les tarifs totalement prohibitifs pratiqués (le triple des agences de Rurrenabaque) nous ont obligés à renoncer. Nous avons ensuite envisagé de nous rendre en train dans le Pantanal à la frontière brésilienne. Mais une fois encore, nous manquons de temps pour nous consacrer pleinement à cette région que l'on dit être une des plus riche de la planète en faune sauvage. Nous aurons ainsi passé 5 jours dans cette grande ville tropicale pleine de fast-food qui vit essentiellement  de l'exploitation pétrolière, et aussi, selon les ragauds, de celle de la cocaïne... C'est finalement pour Cochabamba dans la précordillère, que nous prenons le bus ce soir.

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Lundi 13 mars 2006

xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" />La Jungle nous manquait et nous sommes redescendus vers le bassin amazonien mercredi 8 mars , à Villa Tunari dans le Chaparé. Cette région est fréquemment sujette à des heurts entre les forces de l'ordre (appuyées par les Rambos de la D.E.A. nord américaine) et les cultivateurs de coca ou plus exactement les laboratoires improvisés dans la jungle. Nous trouvons ici une chambre plus que correcte en pleine forêt et retrouvons la moiteur tropicale et même lorsqu'il pleut, le thermomètre ne descend pas sous les 30°c. Même si cette région est très belle, nous ne retrouverons pas la magie amazonienne de Rurrenabaque. Villa Tunari est située au milieu de la route qui relie les deux grandes villes que sont Santa Cruz et Cochabamba. Lorsque l'on se ballade dans la jungle des parcs Nationaux Machia et Carasco, pourtant fort bien entretenus, on entend la route et le bruit de la gravière voisine. Toutefois comme une petite enclave dans le parc Machia, œuvre l'ONG Intiwarayassi (Inti=soleil, wara=étoiles, yassi=lune). Cette association s'occupe de la dure tâche de la réinsertion d'animaux sauvages dans leur élément naturel en employant des volontaires étrangers. Lors de notre trek au parc machia, nous croiserons ainsi en pleine jungle, un oslo et un puma en laisse ainsi qu'une multitude de singes en liberté. Des rencontres vraiment pleines d'émotions. Nous visiterons également la volière où les perroquets attendent que leurs plumes repoussent. Nous avions prévus de travailler à l'Intiwarayassi mais comme chaque participant au programme à en charge un animal pour une période de minimum deux semaines, au vu de ce qui c'est passé avec "Chiquitto" en Argentine, nous n'avons pas envie d'à nouveau nous attacher et nous arracher. En parlant de Chiquitto, le Chaparé semble être le berceau de la race des "chiquittos", tant tous les chiens errants ont le même look que lui et la même frimousse pleine de malice.

A l'hôtel, ce ne sont plus les mygales qu'il faut déloger mais les grenouilles qui squattent le lit. Nous profitons de nous balader sur les 22 hectares de jungle de l'hôtel  et observons des colonnes entières de fourmis déménager des œufs. Je tente de filmer quelques-unes des 175 espèces de papillon qui peuplent la région mais... Essayez!!! A un moment, la caméra posée sur son pied, un Morpho, ce magnifique papillon bleu métallique, viendra me narguer en tournoyant autour de moi. Dans un éclat de rire, je le traiterai de "salaud de beau papillon" en le regardant s'éloigner le long du petit Rio étouffé de part et d'autre par la végétation. Justement, ce petit Rio forme ici et là, de petite piscines naturelles d'eau cristalline dans lesquelles nagent quelques poissons. Attiré par ce décor exotique hollywoodien, nous nous baignons.

Dimanche 12 mars, après cinq jours, nous reprenons le bus pour Cochabamba, un bus qui nous fait vraiment plus croire que nous sommes en Inde et non pas en Amérique du Sud tant il est déglingué. Nous montons vers la précordillère. Plus nous roulons et  moins l'air est suffoquant. Les derniers palmiers, les derniers bananiers, une barre rocheuse, nous sommes de retour dans les Andes et arrivons à Cochabamba dans l'après midi. S'en est terminé de la jungle pour ce voyage. Même si cela fût parfois pénible à supporter avec la chaleur et la moiteur suffoquante, les innombrables insectectes piquants, les microbes et virus omniprésentes et les dangers multiples, la Selva aura sucité en nous une véritable fascination. Dans cet univers impitoyable mais fragile, ici plus qu'ailleurs, nous nous sommes sentis comme n'étant finallement que de simples maillons dans la chaîne de la vie. Maximum respect Dame Nature, on se reverra!

 

Jeudi 16 mars 2006

Lundi soir, nous étions sensés prendre le bus pour Sucre mais en revenant du Terminal de Bus, nous avons vus que Manu Chao donnait un concert à Cochabamba. Nous avons donc décidés de différer notre départ et faire ce concert. C'était hier soir et ce fût le délire. Bienque n'étant accompagné que  de cinq musiciens  sur scène, toujours aussi bête de scène, ce sont trois heures non stop de pure follie que ce petit bonhomme d'un peu plus de 1,60m nous a offert.

 

Samedi 18 mars 2006

Nous avons quitté Cochabamba pour Sucre hier soir avec, selon le guide du routard, la meilleure compagnie! Bref, nous ne sommes partis qu'avec une heure de retard; nous restés bloqués deux heures à cause d'un camion en panne au beau millieu de la route et de surcroit en pleine montagne (bon d'accord, ce n'est pas de la faute de la compagnie); pour couronner le tout, je me suis réveillé au petit matin avec une indienne assise sur mes pieds et avec le nez dans les fesses d'un mec qui faisit partie des nombreux passagers au black qui étaient montés dans la nuit.

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